
Les négociations des Nations unies sur le climat qui se sont déroulées cette semaine à Bonn ont permis de faire progresser quelque peu le projet de texte relatif au nouvel accord mondial sur le climat qui doit être adopté en décembre. Un certain nombre de questions importantes restent toutefois en suspens, alors que la dernière session de négociation officielle avant le sommet de Paris touche à sa fin.
La session, qui a duré 5 jours, du 19 au 23 octobre, s'est ouverte sur fond des préoccupations exprimées par un grand nombre de parties à l'égard du projet de texte préparé par les coprésidents des négociations. Bien que le projet soit court et lisible, de nombreuses parties (dont l'UE) estiment qu'il omet plusieurs priorités importantes.
Durant les négociations, les différents pays ont réaffirmé leurs principales positions et continué à recenser les points de convergence et de divergence. Toutes les parties reconnaissent ainsi que le texte remanié constitue une base pour les négociations finales mais qu'il laisse en suspens des options politiques importantes et doit être retravaillé en profondeur, avant et pendant la réunion à Paris.
Miguel Arias Cañete, commissaire européen chargé de l’action pour le climat et de l’énergie, a déclaré: «Le projet d'accord sur lequel nous allons travailler à Paris commence à prendre forme, mais il y a trop d’options sur la table et de nombreux problèmes importants ne sont toujours pas résolus. Pour l’UE, l’accord de Paris doit inclure un objectif clair de réduction des émissions à long terme; il doit comprendre des règles solides en matière de transparence et de responsabilité pour rendre crédibles les objectifs des pays et prévoir un mécanisme de révision dynamique pour que les pays puissent améliorer progressivement leurs objectifs. Cette session a permis de préciser un certain nombre d'options avec lesquelles nous pouvons travailler. Nous sommes toujours en voie de conclure un accord à Paris, mais il nous faudra un engagement sans faille tout au long du processus pour aboutir à une issue favorable. Il nous faut une impulsion politique pour faire passer les négociations à un stade supérieur. L’UE reste déterminée à collaborer avec toutes les parties concernées pour que la dynamique politique que nous observons dans le monde gagne la salle des négociations. Il est de notre responsabilité à tous d'aboutir à un accord sur le climat ambitieux, solide et juridiquement contraignant, qui soit à la hauteur de cet enjeu planétaire.»
Les pays participants vont se rencontrer lors de la 21e conférence des parties (COP21) organisée à Paris du 30 novembre au 11 décembre, afin de conclure un nouvel accord mondial destiné à limiter les effets dangereux du changement climatique.
La réunion ministérielle préparatoire organisée à Paris du 8 au 10 novembre, ainsi que la réunion des chefs d’État et de gouvernement le jour de l'ouverture de la conférence, le 30 novembre, devraient donner un nouvel élan politique aux négociations.
L’UE souhaite que la COP21 débouche sur un cadre garantissant que les pays puissent maintenir et intensifier leurs efforts pour atteindre l’objectif convenu à l’échelle mondiale de limiter le réchauffement de la planète à moins de 2° C.
La position de négociation de l'UE est présentée dans les conclusions du Conseil «Environnement» du 18 septembre. Celle-ci propose notamment l'adoption d'un objectif à long terme afin de guider les mesures de réduction des émissions, la mise en place d'une procédure permettant de mesurer les progrès réalisés et de relever le niveau d’ambition, et l'application de règles solides en matière de transparence et d'obligation de rendre des comptes. Les résultats de la conférence de Paris devront également comprendre des aspects essentiels tels que l'adaptation aux conséquences du changement climatique et la mobilisation de fonds pour lutter contre le changement climatique.
Détails
- Date de publication
- 24 octobre 2015
- Auteur
- Direction générale de l’action pour le climat